Un nouveau départ, mon road trip en Australie

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C’est parti, je me lance dans mon 1er article « Mondoblog ». Tout d’abord, pour ceux qui n’ont pas lu mon profil (ouhhh les petits coquinous), laissez moi me présenter. Mon prénom est Fabien, je suis Français et j’ai 30 ans déjà… J’habite en Australie depuis un certain temps grâce au Working Holiday, un visa provisoire pour les étrangers de moins de 30 ans, permettant de rester au pays des kangourous pendant 1 voire 2 ans (sous certaines conditions).

Souhaitant garder le contact avec mes proches et graver à jamais cette expérience exceptionnelle, j’ai décidé depuis mon départ de France (en septembre 2015) d’ouvrir un blog pour relater mes aventures. Pour ceux que cela intéresse, je vous invite à lire mes articles passés sur mon autre site http://www.fabienaupaysdoz.com où vous aurez une idée plus précise de qui je suis. Sur ma page Mondoblog, je préfère commencer à vous raconter mon histoire à partir du début de mon road trip qui s’est étalé sur environ 2 mois entre Avril et Juin 2017.

Maintenant que vous avez fait plus ample connaissance avec moi, je peux commencer mon récit qui a connu de nombreux rebondissements mais chuttt je ne vous en dis pas plus pour le moment. Asseyez-vous confortablement et laissez-vous emporter par le récit de mon périple digne de celui d’Ulysse (bon j’exagère un peu mais je suis Marseillais, chez nous, nous aimons bien en rajouter, ça donne plus d’intensité à nos propos).

Après 6 mois de bons & loyaux services à travailler sur la Gold Coast (grande ville au sud de la région du Queensland), j’ai décidé de partir pour un road trip et traverser une bonne partie de l’Australie. Ce sera la dernière ligne droite avant mon retour en France après environ 2 ans à fouler les terres australiennes (le temps passe tellement vite).

Depuis des semaines, j’organise ce périple de plusieurs milliers de kilomètres où j’ai dû trouver une réponse à différentes questions essentielles au bon déroulement de ces 2 prochains mois d’aventure.

1. Partir seul ou accompagné ?

Seul, le temps risque d’être long… En effet, certains jours, il me faudra conduire 7 ou 8h durant avant d’arriver à la destination suivante. De plus, en cas de galères (ce qui risquent d’arriver dans ce genre de voyage), il est toujours préférable d’être accompagné et d’avoir un autre avis et des idées différentes pour résoudre les problèmes. J’ai donc décidé de trouver des partenaires de road trip.

Après plusieurs « castings », mon choix s’est porté sur 2 personnes, me paraissant les plus adaptées à mon rythme de vie, mon profil & mon caractère qui peuvent, parfois, être difficile à supporter, je dois l’avouer. Voici, les heureuses élues :

  • Patricia, ma colocataire espagnole sur la Gold Coast,
  • Jade, une française d’Annecy, rencontrée via Facebook suite à mon annonce de recherche de compagnons de voyage sur la page « Les Français sur la Gold Coast ».

2. Quel sera l’itinéraire ?

J’ai décidé de voir les choses en grand ! Au programme, descente de la East Coast puis traversée de la South et West Coast avant de faire une partie du Northern Territory pour finir à Darwin. En tout, environ 9 000 km de trajet ! C’est ambitieux, peut-être un peu trop au vu de l’état de ma voiture… Pour l’instant, je ne me soucie pas trop de cela et préfère me focaliser sur les étapes à court terme. S’il y a des problèmes en chemin, nous les règlerons au fur et à mesure.

3. Où dormir & se doucher ?

Afin d’économiser au maximum et réduire les coûts, nous avons décidé de privilégier les free camps. Rester en auberge de jeunesse pendant 2 mois, c’est un budget que nous ne pouvons pas nous permettre. En effet, à 25$ la nuitée en moyenne, rien que pour dormir nous en aurions pour 1 500$ sans compter les autres frais à savoir la nourriture et l’essence (oui, étonnament, un Homme et une voiture ont besoin de s’alimenter s’ils veulent avancer, ce qui n’arrange pas notre budget assez serré).

Fort heureusement, avec les nouvelles technologies, il est plus facile de trouver des lieux gratuits où dormir. Une application smartphone, « Wikicamps », plutôt bien foutue, répertorie tous les campings gratuits en Australie avec en prime la liste des douches, toilettes et autres endroits facilitant le confort des voyageurs itinérants à petit prix, voire gratuits.

Pour réduire les frais d’essence, là aussi, une application, « Fuel Map », affiche toutes les stations services avec leur prix. Merci Internet & les smartphones, je ne sais pas ce que je ferais sans vous.

En faisant la liste ci-dessus, je me rends compte que ce voyage risque d’être fort en émotion, avec des moments assez épineux à résoudre. Malgré tout, la joie, la bonne humeur et la visite de lieux improbables et magnifiques feront oublier tous les hypothétiques coups durs. Trêve d’organisation, il est temps de se lancer dans le grand bain et partir sans plus attendre sur les longues routes australiennes.

C’est ainsi que par une belle matinée chaude et ensoleillée de la Gold Coast, nous quittons, Patricia et moi, notre maison pour nous rendre à la 1ère étape, Coffs Harbour, situé à 320km de distance, au sud de la East Coast.

Nous installons nos affaires dans la voiture et à ce moment-là, je me rends compte que celle-ci est bien plus chargée que je ne l’avais prévu. Malgré sa profondeur, ma grosse Furiosa n’a plus aucun espace de libre. Il a même fallu réfléchir plusieurs fois afin que tout rentre convenablement. Un vrai Tetris !! Après avoir récupéré Jade et son énorme valise, nous partons pour 3h30 de voiture, sourire aux lèvres, mêlé d’excitation, sûrement dus à cette aventure hors du commun.

Rangement de la voiture

Voiture prête, c’est parti !

Le road trip commence

En voiture, l’aventure commence

En début d’après-midi, nous arrivons à Coffs Harbour et quittons par la même occasion le Queensland pour la région du New South Wales. Le trajet nous ayant ouvert l’appétit, nous nous arrêtons sur la plage de Charlesworth Bay pour un pique-nique bien mérité. La plage est splendide mais le temps beaucoup moins. Nous qui étions habitués au soleil brûlant de la Gold Coast, nous sommes accueillis à Coffs Harbour par les nuages et une légère pluie. Portant un débardeur, un short et des tongs, je me vois contraint de changer de garde-robe et m’habiller plus chaudement. Et ce n’est qu’un début : l’hiver arrive à grand pas et le froid risque d’être rude au fur et à mesure que nous descendons la côte. A la différence de la France, plus vous allez vers le sud, plus il fait froid voire glacial ! Je n’imagine même pas les nuits à l’extérieur dans la tente Quechua avec des températures proches des 0°C avec si l’on a un peu de « chance » (bien entendu ironique) la pluie et/ou le vent… Un vrai bonheur ! Pour l’instant, ne pensons pas trop à cela et organisons plutôt les 1ères visites de la ville. Après une dizaine de minutes de recherche sur Google, nous trouvons les principales attractions à ne pas manquer pour nos 2 jours ici. Suite aux conseils de « Trip Advisor », nous partons visiter les hauteurs de la ville où la vue est, parait-il, incroyable.

Charlesworth Bay, Coffs Harbour

Charlesworth Bay, plage de Coffs Harbour

Pique nique à Charlesworth Bay

Notre premier pique nique

Oiseau à Charlesworth Bay

Un nouvel ami, attiré par l’odeur du pique nique

Nous empruntons une petite route sinueuse avant d’arriver à notre destination. Devant nous, le panorama nous permet d’apprécier tous les environs de Coffs Harbour, la ville, bien entendu, mais aussi les différentes plages ainsi que les vallées boisées vert émeraude. Cerise sur le gâteau, la nature nous offre un bel arc-en-ciel qui semble se jeter sur la marina de la ville que nous avons prévu de visiter le lendemain. Nous immortalisons ce moment par de nombreuses photos avant de redescendre et nous rendre au « big banana ». Aussi étonnant que cela puisse paraître, le « big banana » fait partie du top 5 des attractions à ne pas louper sur Coffs Harbour. Pour faire simple, il s’agit d’une sculpture représentant une banane gigantesque. Pourquoi une banane ? Eh bien, l’activité agricole de la région repose principalement sur ce fruit. Les habitants ont donc voulu rendre hommage à la culture de la banane qui emploie et fait vivre des milliers de personnes. Bon, je vous avoue que nous ne nous sommes pas éternisés, une simple photo et hop nous partons en centre-ville.

Les hauteurs de Coffs Harbour

Vue des hauteurs de la vallée de Coffs Harbour

Les hauteurs de Coffs Harbour

La vallée de Coffs Harbour

The Big Banana Coffs Harbour

Le fameux Big Banana de Coffs Harbour

Nous faisons quelques courses avant de nous diriger vers le free camp que j’ai choisi pour la nuit. Se situant à l’extérieur de Coffs Harbour, le site est plutôt bien noté sur « Wikicamps » par les autres voyageurs qui se sont arrêtés à ce camp de fortune. Propre, disposant de toilettes et d’un évier pour faire la vaisselle, le free camp obtient une note de 4/5 avec un seul bémol : le bruit du fait de sa proximité avec la route nationale. Le choix étant assez limité dans les parages, je n’ai pas hésité un instant.

Nous arrivons dans la nuit noire et trouvons par chance une place parmi un certain nombre de voitures ayant la même idée que nous. Nous sommes sur le point de passer notre 1ère nuit à l’extérieur et je sens que cette expérience va être assez cocasse. Dans un 1er temps, il va falloir préparer les lits avec, pour nous aider, la lampe de poche afin de pouvoir installer la tente quelque parts à côté de la voiture. Heureusement, il s’agit d’une tente dépliable que nous n’avons pas besoin de monter ce qui va nous faire gagner du temps et de l’énergie. Je vais passer les détails mais il nous a bien fallu un peu plus d’1/2 heure avant d’être prêt. Maintenant, question existentielle, qui dort où ? La tente ne peut héberger que 2 personnes et la voiture 1 seule. Ayant conduit toute la journée, je demande aux filles si je peux avoir la voiture pour la nuit. Bien entendu, nous ferons des roulements car je pense que dormir en tente est beaucoup moins confortable qu’en voiture, protégeant du froid et des intempéries. Le dîner vite expédié, nous partons nous coucher avant de commencer une nouvelle journée de road trip.

Comme je m’en doutais, je suis réveillé au petit matin. Je sens que les grasses matinées ne vont pas être très fréquentes. Entre le bruit des voitures qui remballent tout avant de reprendre la route, la voie rapide et les rayons du soleil, il faut être très fatigué et sourd pour ne pas se lever aux aurores. En ouvrant la portière, des frissons m’envahissent le corps et mes poils se hérissent au contact de la fraîcheur matinale. Je rentre dans la voiture rapidement et m’habille plus chaudement avec grosses chaussettes, pull, veste et jogging. Une vraie gravure de mode ! Je pourrais défiler pour la Fashion Week sans aucun problème… Il va falloir que je m’y fasse, ce nouveau style de vie laisse très peu de place aux vêtements tendances, le plus important étant le confort et l’apport de chaleur.

Les filles se réveillent peu de temps après moi, elles aussi, saisies par le froid que nous ne connaissions pas sur la Gold Coast. Le petit-déjeuner, plutôt rapide, sera suivi par un moment que je redoutais tant, le rangement de la voiture. Il nous aura bien fallu 3/4 heure pour être prêt à s’en aller. Le mystère reste encore entier : les valises, matelas et cartons déplacés la veille ne rentrent plus dans la voiture. Nous sommes contraints de nous séparer de quelques affaires après avoir essayé par tous les moyens de faire rentrer ce joli barda dans la voiture. Je ne vous parle même pas de la tente Quechua qu’il a fallu replier afin qu’elle puisse rentrer dans sa housse. Lorsque l’on voit les publicités où les campeurs, frais comme la rosée du matin, ne mettent que quelques secondes à déplier et replier la tente, je peux vous dire que la réalité est tout autre. A 3 dessus et malgré la notice d’utilisation, nous avons galéré plusieurs dizaines de minutes… Je crois que démonter une tente classique nous aurait pris moins de temps que celle-ci. Après un acharnement sans limite, nous parvenons finalement à la replier de manière à ce qu’elle tienne dans sa housse.

Maintenant que tout est en ordre, nous pouvons repartir sur Coffs Harbour, visiter le centre-ville. Nous arrivons à la marina, accompagnés d’un beau soleil qui ne nous quittera pas de la journée. La ville a construit un port de plaisance très agréable où les familles, touristes, habitants aiment passer du temps. Entre la vue sur le port, l’océan, les îles alentours, la baignade près du ponton ou encore une balade sur les quais, il y a de quoi faire. Nous commençons notre promenade par flâner près de la plage et prendre des photos de l’océan. A l’extrémité du ponton, nous remarquons juste en face de nous, un petit îlot accessible à pieds, en passant juste derrière le port. Il s’agit d’une réserve naturelle, Muttonbird Island, où des oiseaux migrateurs s’arrêtent tous les ans durant leur période de nidification.

Promenade à la marina

Promenade sur le ponton du port de plaisance de Coffs Harbour

Plage de Coffs Harbour

Plage près de la marina de Coffs Harbour

Port Coffs Harbour

Le port de Coffs Harbour

Nous décidons d’aller y faire une petite visite. Ce sera l’occasion d’en apprendre plus sur la faune environnante mais aussi d’avoir une vue panoramique sur la ville et la vallée de Coffs Harbour. L’ascension de Muttonbird Island est plutôt sportive, d’autant plus que la chaleur du soleil devient de plus en plus intense. Nous sommes tenus de rester sur le chemin balisé car il s’agit d’un endroit protégé qu’il ne faut pas déranger. Les oiseaux creusent des nids dans la terre pour y pondre leurs oeufs donc en se baladant n’importe où, nous risquons de détruire l’écosystème par inadvertance. De partes et d’autres du chemin, nous voyons des centaines de terriers abandonnés (la période de nidification étant terminée) qu’ont dû creuser les oiseaux plusieurs mois de cela.

Muttonbird Island

L’île de Muttonbird Island

Balade à Muttonbird Island

Balade sur le chemin de Muttonbird Island

Arrivés au sommet, nous reprenons notre souffle et profitons de la vue magnifique sur Coffs Harbour. Juste devant nous le port de plaisance avec ses bateaux amarrés sur les quais puis les plages où barbotent les touristes et tout au fond, la vallée verdoyante où nous y avions fait un tour la veille. C’est exactement ça que j’attendais de mon road trip : être spectateur de ce que la nature et l’Homme peuvent nous offrir de plus beau. Cette ambiance paisible, zen se fait ressentir dans le comportement des gens. Tout le monde est détendu et profite de cette belle journée où seul le bruit de l’océan est perceptible depuis Muttonbird Island. Bien que nous apprécions cette vue splendide, toutes les bonnes choses ont une fin.

Plage de Coffs Harbour

Vue sur la plage de Coffs Harbour depuis Muttonbird Island

Sur le chemin de Muttonbird Island

Moi, en pleine réflexion à Muttonbord Island

Il est temps de retourner à la voiture pour nous rendre à notre seconde destination qui nous rapproche de Sydney, une ville chère à mon coeur que je n’ai pas vu depuis plus d’un an déjà. Je me rends compte que le temps passe vite. Je m’étais fait la promesse de revenir dans ma ville d’adoption après avoir fini mon travail en usine mais des occasions et des rencontres m’ont éloigné de mon projet initial. Je ne regrette pas mes choix, bien au contraire, mais je dois avouer que je suis impatient d’y revenir. Ce n’est qu’une question de jours maintenant. En attendant ces retrouvailles, je vais profiter de chaque instant de ce road trip qui est une aventure où l’inconnue, la découverte et l’émerveillement seront mon quotidien. Coffs Harbour m’a donné un aperçu de ce que sera le reste de mon voyage et je dois vous dire que je suis impatient de voir ce que l’Australie va m’offrir.

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