Great Ocean Road en Australie – Jour 1

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Après une nuit de sommeil sur une aire d’autoroute, nous reprenons les bonnes vieilles habitudes du road trip. Terminé le confort d’une auberge de jeunesse, nous revoilà sans douche mais surtout sans chauffage. Le froid commençant à s’installer, ça n’aurait pas été du luxe d’avoir de quoi se réchauffer, surtout le matin en sortant de la tente complètement humide.

Sans plus attendre, nous remballons nos affaires et partons à notre première destination : Torquay. Cette petite ville est le point de départ de notre troisième temps fort (après Sydney & Melbourne), la Great Ocean Road.

Mais qu’est-ce que la Great Ocean Road (GOR en abrégé) ?

Il s’agit d’une route côtière qui s’étend sur 263 kilomètres dans l’État du Victoria, juste après Melbourne. Cette route a été construite après la Première Guerre Mondiale par les soldats revenus du front en Europe. Créée à des fins logistiques et économiques (transport de matière première et liaison avec des villes isolées du reste du pays), la GOR est désormais un haut lieu touristique. Tout au long de cette route, la nature offre un spectacle à couper le souffle. Entre falaises, plages et villages de pêcheurs, la GOR propose aux touristes une expérience magnifique et une diversité d’activités à ne rater sous aucun prétexte.

Circuit GOR

Circuit de la GOR. Crédit photo : Internet

Torquay, la ville du surf

Maintenant que vous connaissez le contexte, nous pouvons revenir à nos moutons et découvrir Torquay. Réputée avant tout pour le surf, la ville en a fait son fonds de commerce. En elle-même, Torquay n’a rien d’exceptionnel. Sa seule particularité repose sur le fait qu’un grand nombre de commerces soit dédié au surf : écoles, locations d’équipement, musée, sans compter les marques connues internationalement telles que Quiksilver et Rip Curl (dont les fondateurs sont originaires d’ici). D’ailleurs, cette dernière enseigne a donné son nom à une compétition où les plus grands surfeurs du monde viennent s’y affronter une fois par an : le Rip Curl Pro Surf & Music Festival.

Nous traversons la ville en voiture pour nous rendre à l’attraction principale de Torquay, Bells Beach, la plage où les surfeurs de la région viennent s’y retrouver.

Bells Beach plage

Vue sur la plage de Bells Beach. Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

Une fois garés sur le parking, nous rejoignons un panorama où l’on peut contempler la plage et les surfeurs attendant la vague parfaite. Le froid n’a pas calmé leurs ardeurs au vu du nombre de personnes à l’eau. Munis d’une combinaison épaisse, de gants, boots et cagoules, ces sportifs aguerris rentrent avec plaisir dans l’océan glacial de ce début d’hiver. Au vu de leur courage, je me rends compte que je suis plutôt un surfeur du dimanche. Il est hors de question que je mette ne serait-ce qu’un orteil dans l’eau même avec l’équipement adéquat. Cela me rappellerait un mauvais souvenir lorsque j’avais surfé dans l’eau froide de Lacanau (ville française située dans le sud-ouest) en automne 2013. En pleine session de surf, j’avais fait un malaise, mon corps étant en hypothermie. J’étais ressortir de là, la peau et les lèvres bleues Schtroumpfs. Autant mon corps s’acclimate aux fortes chaleurs, autant il ne fait pas le poids face au froid hivernal et à l’eau gelée. Par conséquent, je préfère observer les surfeurs de la plage et rester au sec.

Bells Beach Surf

Ils n’ont pas froid ? Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

Surfeurs

Des surfeurs en pleine action. Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

Toutes les personnes à l’eau ont l’air d’avoir un bon voire un très bon niveau ce qui est nécessaire compte tenu des vagues de Bells Beach. Ce spot est plutôt réservé aux gens expérimentés. Je vois mal un débutant se débrouiller ici sans se mettre en danger. Le surf nécessite de connaître ses capacités mais aussi ses limites à ne pas franchir. L’océan étant un élément naturel incontrôlable, un accident peut vite arriver.

Surfeur Bells Beach

Surfeur analysant les vagues de Bells Beach. Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

Bells Beach

Bells Beach. Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

Nous restons environ une heure ici avant de repartir en ville. Ce matin, en passant par la route principale qui traverse Torquay, nous avons vu qu’un marché bio s’était installé pour la journée. Autant y faire un tour avant de s’en aller. Il nous faut à peine 10 minutes pour visiter l’ensemble des stands proposant avant tout, des fruits et légumes. Malheureusement, les prix et la qualité des produits nous ont dissuadés de faire le moindre achat. Certes, la production respecte la charte du bio mais le goût des mandarines, pommes ou encore bananes de différents producteurs ont le même défaut. Ces fruits sont totalement insipides, sans aucune saveur.

Marché Bio Torquay

Marché bio de Torquay. Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

Aireys Inlet

La déception de ce marché nous a poussés à faire nos courses dans la grande surface du coin avant de partir à notre seconde étape, Aireys Inlet et son phare situé au sommet de la falaise de Split Point.

Plage Split Point

Plage avec le phare en arrière-plan. Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

À peine arrivés, nous décidons de déjeuner non loin du phare sur l’une des tables de pique-nique mises à disposition. Au menu, saucisses et semoule. Le repas se fait dans le silence absolu car la tension est encore palpable depuis le clash de la veille entre Patricia et moi. Personne ne voulant faire un effort pour arranger les choses, nous préférons tout bonnement nous ignorer. Une nouvelle discussion ne ferait qu’envenimer la situation.

Bizarrement, je m’en accommode sans difficulté et me contente de parler avec Jade qui est de bonne humeur. Nous sommes vraiment subjugués par la beauté des paysages qui augure de bonnes surprises pour la suite. Pour le moment, le seul hic est le temps nuageux avec quelques passages menaçant au-dessus de nos têtes ainsi que le froid marin.

Le repas terminé, nous partons en direction du phare blanc. Ce dernier joue à merveille son rôle de gardien, protecteur des navires trop téméraires. Sa splendeur n’est rien comparée aux falaises qui nous entourent. La roche, de couleur ocre, s’érode au fil du temps sous l’effet des vagues salées et des marées continuelles. À certains endroits, les rochers se sont même écroulés, laissant au milieu de l’eau, de hautes tours en pierre, isolées du reste du continent.

Split Point Falaises

Les falaises de Split Point. Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

Phare Split Point

Le phare de Split Point. Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

Ayant perdu Patricia de vue, nous partons, Jade et moi, sur l’autre versant, juste derrière le phare. Encore une fois, nous tombons sur un spectacle magnifique. Un bras de mer s’enfonce dans les terres verdoyantes du Victoria avec en arrière-plan un petit village installé sur une colline boisée.

Versant Split Point

L’autre versant de la falaise. Crédit Photo : CHAN OU TEUNG Fabien

Le Memorial Arch

La visite d’Aireys Inlet finie, nous reprenons la route après avoir retrouvé Patricia. Nous conduisons jusqu’au Memorial Arch qui annonce officiellement le début de la GOR. Comme son nom l’indique, ce monument est une arche en bois qui a été bâtie afin de rendre hommage aux travailleurs ayant construit la GOR, également des vétérans de la Première Guerre Mondiale.

Memorial Arch

Le Memorial Arch. Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

L’arche telle qu’on peut l’admirer aujourd’hui n’est pas l’originale. En réalité, le Memorial Arch a été remplacé de nombreuses fois ces dernières décennies pour différentes raisons :

  • Rénovation ;
  • Feux de forêt ;
  • Mais surtout, accidents de la route

Dans les années 70, il avait été question de détruire le Memorial Arch, jugé trop dangereux pour les automobilistes par le gouvernement australien. L’idée avait vite été abandonnée sous la pression de la population très attachée à cette arche.

Nous nous arrêtons près du Memorial Arch afin de prendre quelques photos avant de reprendre la GOR pour trouver un camping gratuit où passer la nuit.

GOR Memorial Arch

A nous la GOR ! Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

Camping dans la forêt

Nous longeons la côte pour finalement arriver jusqu’à la ville de Lorne, quatrième étape que nous visiterons demain matin. Non loin de là, j’ai repéré sur Wikicamps un terrain où il est possible de dormir gratuitement. Par contre, cet espace est dépourvu de toilettes et de point d’eau. Qu’à cela ne tienne, on s’en passera.

Route Lorne

Sur la route de Lorne. Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

Le camping se situe à l’entrée d’un parc national, au milieu de grands eucalyptus où l’on peut observer des koalas si l’on a de la chance. Arrivés juste avant que la nuit ne tombe, nous installons rapidement la tente sur le dernier emplacement disponible. Nos voisins, un couple de jeunes backpackers, a loué un van très original puisqu’il s’agit de la reproduction parfaite de la Mystery Machine de Scoubidou ! Un sentiment de jalousie m’envahit tout à coup à la vue de leur engin tout droit sorti d’un dessin animé. Même si je suis attaché à ma Furiosa, je l’aurais bien troquée sans aucune hésitation contre la Mystery Machine

Scoubidou

Scoubidou bidouuu ! Crédit photo : CHAN OU TEUNG Fabien

Le soleil se couche, annonçant la fin de cette journée marathon. La GOR est véritablement une merveilleuse surprise. J’avais lu beaucoup d’avis positifs sur Internet mais je ne m’attendais pas à ce que cela soit aussi magnifique ! Et ce n’est que le début. Le programme du lendemain étant plutôt chargé, je préfère ne pas veiller trop longtemps pour être en forme dès le réveil. Après avoir dîné, je pars au lit sans plus attendre, attendant impatiemment que le soleil se lève.

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